| J'étais en fuite constante - Mike Fitton. Président de CMA UK |
Nombreux sont ceux qui sont poussés par le désir de réussir professionnellement, de gagner un statut et d’accumuler des biens matériels, construisant leur vie sur des réussites personnelles. Ce faisant, ils passent à côté de la seule vérité fondamentale : Dieu essaie d’avoir leur attention. Dans mon cas, j’étais tellement concentré sur la recherche de la « réponse » que je ne restais pas en place assez longtemps pour comprendre la « question ». Vous me suivez ? Laissez-moi vous expliquer. J’ai grandi dans un petit village de campagne au centre duquel se dressait une grande église. Elle avait l’air vieille, froide et sans rapport avec ma vie. Pourtant, j’ai toujours eu le sentiment, tout au fond de mon cœur, qu’il existait quelque chose que je devais découvrir et qui m’apporterait la satisfaction que je désirais ardemment. Je l’appelais « la Réponse ». Tour d’EuropeÀ seize ans, j’ai décidé de faire un tour d’Europe en passant par neuf pays. J’ai vu plein de choses merveilleuses, mais rien qui me procurât une satisfaction dans la durée. À Vienne, j’ai eu un bref contact avec une secte. Ils m’ont abordé en me proposant un repas si je répondais à un questionnaire basé, mais ils m’ont mis dehors quand ils ont découvert que je n’avais que seize ans. La rencontre suivante, brève mais mémorable, était avec un homme qui travaillait pour JEM (Jeunesse En Mission) à Amsterdam. Il m’a invité à un café-bar appelé « The Ark » (l’arche). Je n’ai pas écouté ce qu’il disait, mais ses yeux sont restés gravés dans ma mémoire depuis 1975. Il possédait ce à quoi j’aspirais. À l’époque, je ne m’étais pas rendu compte qu’il s’agissait de la Paix de Dieu qui dépasse tout ce qu’on peut concevoir (Philippiens 4 : 7). Ne sous-estimons jamais la puissance du Saint-Esprit qui travaille en nous : nous devons simplement être sur la route de ceux qui ont besoin de le recevoir. J’ai rejoint les forces de policeQuand je suis rentré, j’avais perdu mes illusions et j’ai pensé qu’une carrière passionnante m’apporterait peut-être la satisfaction recherchée. J’ai donc rejoint les forces de police pour prendre part aux bagarres et aux courses poursuites en voiture. J’étais accro à l’adrénaline et j’avais besoin de ma dose quotidienne. J’ai commencé à faire des sports d’endurance, à la recherche de sensations fortes. Si je n’en avais pas, je tombais en dépression. Je m’entraînais beaucoup pour réussir physiquement. J’ai fait de l’escalade, de l’alpinisme en hiver seul dans les Alpes et les Pyrénées (stupide à de telles altitudes !!), du canoë, de la moto, de la randonnée d’endurance et du vélo. Je faisais du sport tous les jours, grimpant parfois jusqu’à six heures d’affilée, jusqu’à ce que mes bras n’en puissent plus. Ma carrière dans la police était en chute libre à cause de mon problème avec l’autorité (ironique, vu que j’étais moi-même en position d’autorité) et je me rendais aussi compte que je devenais de plus en plus colérique : c’était trop facile de se défouler sur les autres. J ’ai eu envie de déménager en Alaska. Je me suis dit que de vivre avec le peuple yukon, dans une cabane fabriquée de mes propres mains, dans une région extrêmement sauvage, serait sûrement « la Réponse ». Mais Dieu avait un autre plan pour ma vie
J ’ai assisté à une campagne d’évangélisation dans la Chapelle Wesley à Harrogate. Le prédicateur, David Shepherd, parlait avec un fort accent gallois. Il disait que Dieu m’aimait même s’il connaissait tout de mon péché, de mes violentes colères. Les deux premiers soirs, je suis sorti paniqué, j’avais peur de perdre le contrôle de ma vie, je voulais mener mon existence à ma façon. Pourtant, quelque chose me poussait à y retourner le lendemain. Le troisième soir, j’ai compris que Jésus était mort pour mes péchés et que tout ce avec quoi j’avais rempli ma vie n’avait servi qu’à me donner soif. Quand je partais en montagne, je traînais avec moi un fardeau de culpabilité plus grand que n’importe quel sac à dos. Je fuyais les problèmes et je laissais des gens blessés dans mon sillage. Je voulais arrêter de courir. Ce soir-là, je me suis avancé dans cette église pleine à craquer et je me suis rendu, j’ai demandé à Jésus de me changer. Je suis sorti de l’église en «homme vraiment libre ». Mon retour au travail le lendemain a marqué le début de longues années de moqueries et de sarcasmes de la part des autres, mais c’était le meilleur entraînement possible pour l’évangélisation. Mes collègues ont dû croire que j’avais avalé une Bible dans la nuit et que je connaissais toutes les réponses. Mais je n’avais jamais lu la Bible et j’ai dû commencer par les bases. Au fil des ans, Dieu a fait un travail de grâce dans mon cœur. Dieu m’a appelé à devenir évangéliste En 1980, lors d’une rencontre missionnaire à la Keswick Convention, j’ai reconnu clairement que Dieu m’appelait à le servir en tant qu'évangélise à plein temps. J’ai dû attendre douze ans avant que cet appel se réalise enfin. Une blessure à l’épaule droite lors d’une rixe m’a fait perdre ma carrière dans la police, mais elle m’a a ouvert en grand la porte de mon service pour Dieu. Je suis devenu évangéliste à plein temps pour les jeunes et les enfants. C’est ainsi que j’ai travaillé pendant dix ans dans le nord de l’Angleterre, dans un projet de développement d’Églises avec « Crusaders », une organisation de jeunesse inter confessionnelle. J’ai dirigé des missions parmi les jeunes en Pologne et fait des campagnes d’évangélisation à court terme en Espagne. J’ai aussi passé deux ans dans la ville de Whitby, sur la côte est de l’Angleterre, en tant qu'évangélise à plein temps. Ma passion pour l’évangélisation et les motos Dieu m’a accordé une bénédiction énorme en la personne de ma femme, Sandy. Nous nous sommes rencontrés alors que je prêchais à Whitby dans l’Église qui est devenue notre foyer spirituel. Nous sommes animés par une même passion : atteindre les perdus et encourager le peuple de Dieu à le connaître toujours plus. Nous avons deux filles magnifiques, Tiffany, qui est à l’université, et Emma, qui a 15 ans. Ma passion pour l’évangélisation et les motos m’a amené à faire partie de la CMA, l’Association des Motards Chrétiens. (J’ai une 1340cc Harley Davidson Heritage Softrail Classic). Notre mission est de faire connaître Jésus dans les communautés de motards au Royaume-Uni et d’offrir de l’aide et de l’amitié aux motards et à leurs familles. En juin 2004, j’ai été appelé à être le premier président à plein temps de la CMA du Royaume-Uni et à diriger la mission sur un nouveau territoire. En tant que président, je suis en contact avec les CMA des autres pays du monde et nous nous soutenons mutuellement. Pour l’instant, nous sommes présents en Afrique du Sud, en Allemagne, aux Pays-Bas, en France et aux États-Unis. Qui sait où Dieu nous mènera encore ? Je ne suis plus en fuite, je n’en ai plus besoin, Jésus est et sera toujours la réponse à toutes les questions que je pourrai imaginer. Et toi, qu’es t-ce qui te fait avancer ?
Avec qui avances-tu ? Où vas-tu ? Ma prière est que tu vives près de Jésus, que tu marches dans ses pas, que tu sentes le souffle de Dieu dans ton dos et que tu sois toujours dans son ombre. Si je devais aujourd’hui résumer ma vie en une seule phrase, ce serait : « Arrêtez, et reconnaissez que je suis Dieu » (Psaume 46 : 11). Que Dieu te bénisse , Mike et Sandy |










Nombreux sont ceux qui sont poussés par le désir de réussir professionnellement, de gagner un statut et d’accumuler des biens matériels, construisant leur vie sur des réussites personnelles. Ce faisant, ils passent à côté de la seule vérité fondamentale : Dieu essaie d’avoir leur attention. Dans mon cas, j’étais tellement concentré sur la recherche de la « réponse » que je ne restais pas en place assez longtemps pour comprendre la « question ». Vous me suivez ? Laissez-moi vous expliquer.
En 1978, j’ai rencontré des chrétiens alors que j’étais en service ; un orage avait emporté le toit de leur maison. Ils m’ont invité à boire une tasse de thé. J’ai été fasciné par un texte sur leur mur : « Si donc c’est le Fils qui vous donne la liberté, vous serez vraiment des hommes libres » (Jean 8 : 36). Je ne savais pas à l’époque que c’était un verset de la Bible. J’avais simplement accepté leur invitation pour échapper quelques instants à mon travail. Je lisais dans leurs yeux la même paix que j’avais vue dans les yeux du type qui travaillait pour JEM à Amsterdam. Pendant les huit mois qui ont suivi, j’allais régulièrement chez eux boire un thé pendant mes heures de service et ils me parlaient de Jésus.