| La vie, ça doit sûrement être plus que ça - Eddi Fernandes |
Mon nom est Eduardo Joaquim Fernandes, mais tous ceux qui me connaissent m’appellent tout simplement Eddi. Ce surnom m’a été donné en Afrique du Sud. Je suis né à Campo Grande, Lisbonne, mais dès mes plus jeunes années, mes parents, António et Isaura, m’ont emmené à Johannesburg. Ils ont émigré là-bas en 1964 à la recherche d’une vie meilleure pour leur famille, qui se composait également de mes deux grands frères, Orlando et António Junior, des jumeaux. La vie d’immigrant est difficile. Les processus d’adaptation et d’intégration sont pleins de défis et souvent frustrants. Ces défis, tels que l’apprentissage d’une nouvelle langue, l’application d’un autre vernis culturel, l’adaptation à une réalité différente, à un système inconnu du nom d’« Apartheid » et le fait de devoir trouver un moyen de subsistance dans un environnement complètement différent, n’étaient vraiment pas faciles. Mais une série de tragédies et d’accidents que nous avons subis sur ce continent ont rendu le processus d’adaptation encore plus difficile pour nous. L' Afrique du Sud est un pays magnifique, plein de charme et prometteur, mais c’est aussi un endroit rude et cruel qui est à l’origine de beaucoup de larmes, de douleurs et de souffrances. La vie avant Christ et après ChristJe diviserais ma vie en deux parties : avant Christ et après Christ. Ma vie avant Christ a duré jusqu’à l’âge de 20 ans. Dans cette phase, mon existence n’avait pas de vraie direction, de but ou de sens. En Afrique, ma famille s’est élargie suite à un nouveau cadeau de Dieu, Raquel, la fille longtemps attendue. Mais cela signifiait aussi une bouche de plus à nourrir, donc un défi supplémentaire pour subvenir aux besoins de la famille. Mon père a été obligé de travailler plus dur sur les chantiers ; il quittait la maison avant le lever du soleil et ne rentrait que tard le soir. À l’âge de 2 ans et demi, António Junior, un des jumeaux, a commencé à montrer des signes d’épilepsie. Il avait des crises fréquentes et impressionnantes. Aucun médicament ne pouvait l’aider. Un jour, un ami a invité ma mère a amener mon frère à une Église « où Dieu est vivant et réel et où les gens prient avec foi, parce qu’ils croient que Dieu est capable de guérir. » En ce jour béni, après des années de souffrances, Tó-Mané, comme nous l’appelons, a été guéri pour toujours ! Ceci a bien entendu conduit ma mère à se convertir, et au fil des années elle est devenue une des plus fidèles croyantes de sa nouvelle famille spirituelle, l’Église évangélique de La Rochelle. La routine familiale incluait maintenant le culte du dimanche… et les différentes autres réunions dans la semaine. Ma mère était devenue le soutien spirituel et la force de motivation de la famille ; à travers ses conseils permanents, ses nombreuses prières et son encouragement inlassable, elle conduisait chacun d’entre nous à avoir une vraie relation personnelle avec Dieu, pour que personne ne s’éloigne du chemin sur lequel elle s’efforçait de garder sa famille. La réalité a malheureusement été différente et au courant de l’année, son ardeur et ses rêves se sont transformés en un véritable cauchemar. Au début de l’année 1984, j’étais esclave des drogues et autres maux qui lient chaque génération de jeunes à la recherche du bonheur dans les rues sombres de ce monde. J’ai effectué mes deux années de service militaire à une époque tragique de l’histoire de l’Afrique du Sud, pendant laquelle elle était en conflit permanent avec ses voisins, dont les deux anciennes colonies portugaises du Mozambique et de l’Angola. J’y ai appris à être raciste et j’ai quitté l’armée rempli de haine et de colère contre tous. Mon frère, Tó-Mané, a été interné dans un hôpital psychiatrique à cause de sa consommation excessive de drogues. Il ne s’est jamais remis complètement de cette dépendance qui a fini par conduire à sa mort à l’âge de 39 ans. Le reste de la famille s’est dissout en raison du bombardement incessant de tragédies telles que les maladies, les accidents, la dépendance à la drogue et à l’alcool et autres problèmes graves. Le rêve africain s’est transformé en cauchemar. Ma mère a été admise à la clinique Mayo, en Floride, après une série de crises cardiaques – probablement les conséquences d’un cœur brisé à plusieurs reprises par les « démons » qui essayaient de tuer, de voler et de détruire sa famille. (Voir Jean 10 :10) La vie , ça doit sûrement être plus que çaIl est des moments dans la vie où l’ennemi de Dieu – que la Bible appelle le diable – nous oppresse tellement que, dans notre désespoir, nous n’avons pas d’autre solution que de nous tourner vers Dieu ! C’est ce qui m’est arrivé le 19 février 1984. Ce soir-là, j’étais en boîte à Johannesbourg et je venais de me rouler un joint dans lequel j’avais ajouté du Mandrax pur, car un gros nuage noir enveloppait mon âme. C’était un nuage de tristesse, de douleur et de culpabilité. Je me disais : « La vie, ça doit sûrement être plus que ça.» L’écho puissant de mes propres paroles m’a conduit loin de cet endroit, à la recherche du germe de la foi qui avait été planté en moi dans mon enfance. Dévoré de remords, j’ai crié à Dieu et l’ai supplié de m’accorder sa miséricorde, sa grâce et son salut. Dieu a entendu ma prière !
Après ma réconciliation avec mes parents et mon Église, j’ai quitté l’Afrique pour me préparer au service de Dieu. Ce que je désirais le plus, ce qui me donnait la force d’avancer, ma passion, c’était de participer au plan de Dieu pour ma génération. Appelé à servirEn septembre 1984, je me suis inscrit à une école biblique à Fanhões, au Portugal, où j’ai obtenu un diplôme de théologie. Du Portugal, je suis allé aux États-Unis où j’ai préparé une licence en « Communication Supra Culturelle ». Après cela, je suis retourné au Portugal pour épouser Marta Isabel qui était mon amie depuis cinq ans. En 1990, nous sommes retournés en Afrique en jeunes mariés pour servir Dieu comme missionnaires. J’ai travaillé cinq ans comme pasteur à l’Église évangélique de Benoni, une ville près de Johannesburg. En même temps, je préparais un master en théologie à l’université de Pretoria, en Afrique du Sud. Au cours de ces cinq ans, qui ont été marqués par le passage de F.W. Klerk à Nelson Mandela à la tête du pays et la fin du régime d’apartheid, ma femme et moi avons eu deux filles magnifiques, Renée Micaela et Kayla Gabriela. En janvier 1996, nous avons pris conscience, pour notre plus grande surprise, que Dieu nous avait préparés et formés à sa manière pour fonder une Église internationale anglophone à Lisbonne, au Portugal. La mission de cette Église serait de transmettre le message de l’amour de Dieu en Christ aux plus de 200 000 étrangers qui vivaient dans les alentours de Lisbonne. Ayant été immigrant moi-même, je connaissais bien les défis que représentent l’assimilation et l’intégration à une nouvelle culture, d’autant plus que depuis l’âge de vingt ans, j’étais devenu une sorte de « nomade universel ». (Entre 1984 et 2005, j’ai voyagé dans plus de 40 pays pour servir Dieu et les hommes.) Je me sentais donc bien préparé par Dieu pour fonder cette Église. En ce moment, en plus de ma tâche de pasteur, je continue ma formation en théologie et je prépare un doctorat à l’université de Washington. Pasteur pour les motardsL’Église internationale de Riverside (« Riverside International Church ») a eu sa première réunion en février 1998. Elle est devenue aujourd’hui une Église dynamique qui réunit chaque semaine à Carcavelos des gens de plus de 30 pays différents ! Grâce à son réseau de groupes de maisons et ses nombreuses activités, actions d’évangélisations et programmes divers, cette Église a une influence considérable au Portugal et même un peu au-delà. Ce n’est pourtant qu’en avril 2003 que j’ai vu se réaliser un autre rêve que Dieu avait planté dans mon cœur : commencer un club de moto au Portugal. Depuis que j’ai 13 ans, les motos font partie de ma vie et j’ai conduit beaucoup d’engins (… et eu beaucoup d’accidents), sur la route pendant d’innombrables heures, plein de pure joie et d’adrénaline. En tant que président fondateur de l’Association Motocycliste Chrétienne au Portugal Les Navigateurs (« The Navigators – Christian Motorcyclist Association in Portugal »), je trouve des amis proches dans ce club avec lesquels je peux échanger des expériences, vivre d’après des valeurs chrétiennes et bien sûr, réaliser ma grande passion : parcourir les rues et les autoroutes portugaises sur ma fidèle camarade, une Yamaha Wildstar XV1600 ! Quand je jette un regard rétrospectif sur ma vie, je peux dire que Dieu est fidèle. Je voudrais vous laisser quelques paroles d’une chanson que j’avais apprise enfant ; puissent-elles encourager le lecteur de cette Bible du motard à chercher le chemin de la foi, sûr que « les combats viennent et partent, mais ne perds pas courage, ceux qui croient en Jésus-Christ auront leur délivrance ! » Que le Seigneur vous bénisse tous ! |










Mon nom est Eduardo Joaquim Fernandes, mais tous ceux qui me connaissent m’appellent tout simplement Eddi. Ce surnom m’a été donné en Afrique du Sud. Je suis né à Campo Grande, Lisbonne, mais dès mes plus jeunes années, mes parents, António et Isaura, m’ont emmené à Johannesburg. Ils ont émigré là-bas en 1964 à la recherche d’une vie meilleure pour leur famille, qui se composait également de mes deux grands frères, Orlando et António Junior, des jumeaux.
Ce jour merveilleux, ma vie entière a changé ! Un jeune rebelle avait vraiment rencontré personnellement Jésus, le Fils de Dieu ! Les temps noirs que j’appelle avant Christ étaient révolus et une époque lumineuse commençait pour moi, pleine de joie, de paix, d’amour et de pardon. J’avais trouvé la voie vers le salut et la réconciliation avec Dieu et avec ma famille. Le changement était si radical que j’ai décidé d’abandonner mes propres rêves et les plans égocentriques que j’avais faits pour mon avenir et de donner ma vie entière à Dieu comme un sacrifice vivant et saint qui plait à Dieu. (Voir Romains 12 :1-2)